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L’interview de la semaine : Richard Lagarde

samedi 24 mars 2018

Bonjour Richard, peux-tu te présenter ?
Je suis Richard Lagarde, natif de Captieux et devenu langonnais sur le tard. J’ai deux enfants d’une première union puis je me suis remarié, (il faut bien vivre dangereusement !) et j’ai eu deux autres fils… 4 garçons ! Je suis également grand-père d’un magnifique Jules, un vrai Lagarde ! Au niveau professionnel, je gère mes biens immobiliers et je possède deux sociétés de marchand de biens.

Peux-tu nous parler de ton histoire avec le Stade ?
J’ai commencé à jouer à Captieux, après être parti jouer à Mont-de-Marsan, je suis revenu mais je me suis blessé. Après deux ans, j’ai repris une licence à Langon par défi. J’avais la chance d’avoir quelques repères avec des langonnais que je connaissais déjà comme Eric Sourbès, Bruno Celhay, Thierry Drouet, etc. A l’époque c’était difficile de venir car le club véhiculait une image d’un club plutôt fermé. Par contre, une fois que l’on y est, c’est dur de s’en aller, les valeurs partagées sont belles : la convivialité, le partage, la compétition également, etc. Cela permet de se faire des amis, le rugby c’est un véritable vecteur social !
Ensuite, j’ai entraîné les cadets qui étaient au plus haut niveau possible et de 2006 à 2008, j’ai entraîné l’équipe 1 avec Dupuch et Lacrotte. C’est l’année de l’accession ! On avait tout avec nous cette année-là mais une fois l’objectif atteint (la montée) on n’a pas su se remobiliser, c’est peut-être de notre faute, cela a été une déception. La deuxième saison a été compliqué : on a joué les plays-downs mais paradoxalement c’est l’année que j’ai le plus appréciée.
Aujourd’hui je suis toujours présent pour les événements organisés par le club mais c’est plus compliqué d’être là avec la vie de famille. Depuis 2/3 mois j’essaie d’aider la nouvelle équipe mais je suis depuis plusieurs années au bureau des Socios.

Peux-tu nous parler de ton arrivée au bureau des Socios ?
J’ai été sollicité par Thierry Drouet. Je fonctionne à l’affect et à la confiance. Je suis avec Pierre Camedescasse qui est un super mec, Victor d’Agostino que j’adore et avant il y avait Daniel Camedescasse qui j’espère va revenir ! Ça a pris et ça continue à prendre. On a un super bureau avec Joël Mora, Pierre et Victor, on arrive à bosser dans la convivialité et ça c’est top.

Qu’est-ce que les Socios ?
Pour moi les Socios c’est avant tout un juste retour des choses, c’est un moyen de rendre au Stade ce qu’il nous a donné. La grande majorité d’entre nous a été un temps au Stade, et cela nous a permis d’être socialement casé.
Après, tout le monde y gagne, c’est du mécénat privé. Les impôts nous permettent de déduire 66% du don mais malgré cela, on ne peut pas quantifier le plaisir de revenir au Stade.
Les Socios permettent également de développer un réseau, notamment professionnel.

Comment vois-tu le Stade Langonnais au niveau sportif ?
Nous sommes en pleine reconstruction. Nous avons perdu des joueurs historiques qui ont porté le club à bout de bras. Il faut être patient et nous avons une chance inouïe d’avoir récupérer un garçon comme Sylvain Mirande qui est, pour moi, l’homme de la situation. Il a tout compris à la philosophie langonnaise et a bon esprit. Je suis fier que mon ami Thierry Dubernard ait également fait un bout de route mais je suis déçu pour lui du dénouement car à l’origine il voulait entraîner seulement l’équipe B mais avec les changements survenus la saison dernière, il a accepté d’entraîner la A et, avec Baptiste Deffiet , ils ont su remobiliser les joueurs. Thierry aurait mérité de terminer autrement.
Maintenant je pense qu’il faut revenir à la formation, le projet de la nouvelle équipe. On connaît la difficulté de la Fédérale 1, Langon est un club atypique par rapport aux gros budgets du niveau. Nous devons laisser faire les choses, le club anticipe l’intersaison et c’est bien ! Dans un premier temps il faut faire rester les gens. L’ensemble du club ne doit faire qu’un !